Affections psychosomatiques, Troubles anxieux, Troubles dépressifs et Cure thermale médicalisée et conventionnée
Chiffres
> 15 % de la population souffre ou souffrira de troubles anxieux
> 20 % d’état dépressif
> Un quart des français souffrira un jour de l’une de ces affections
Il existe différents niveaux d’anxiété allant du symptôme passager à l’état pathologique, aigu ou chronique. L’anxiété aiguë s’associe souvent à un état dépressif. On parle alors de trouble anxiodépressif.
Quelles sont les manifestations du trouble anxieux ?
- Il existe plusieurs formes de troubles anxieux. Les plus fréquents sont les phobies, les crises de panique et l’anxiété généralisée. Les symptômes communs se manifestent par des pensées
anxieuses obsédantes, des manifestations physiques comme les maux de tête, les douleurs abdominales, des palpitations, la sensation d’étouffement, la fatigue et les troubles du sommeil. - Parfois, l’anxiété se dégrade en peur irraisonnée (phobie), en angoisse aiguë (panique), en pensée obsédante ou rituelle (troubles obsessionnels compulsifs - TOC)…
Quelles sont les manifestations du trouble dépressif modéré ?
- La tristesse, l’altération de l’humeur et la perte d’estime de soi s’accompagnent souvent de problèmes de sommeil, de fatigue, de manque d’énergie et d’altération du plaisir et d’intérêt pour la vie. Dès lors qu’il y a trouble, on retrouve une répercussion sur la vie sociale, familiale et/ou la vie professionnelle.
- L’association entre anxiété et dépression est fréquente et est un facteur de sévérité qu’il faut prendre en compte très tôt ain d’éviter le risque d’aggravation ou de chronicisation de la maladie.
Origines du trouble
- Les formes de la maladie sont variées. Ses origines sont souvent multifactorielles et intriquées : un terrain familial héréditaire, un contexte environnemental, des problèmes psychologiques et des origines post-traumatiques (deuil, maladie, accident, échec)…
- Le généraliste diagnostique et traite les troubles, le psychiatre et/ou le psychologue assurent, s’il y a lieu, un accompagnement.
Soigner son état
L’objectif thérapeutique est la réduction des symptômes.
Le traitement médicamenteux est à base d’antidépresseur et/ou d’anxiolytique, mais il ne règle pas la cause du trouble.
La psychothérapie, réalisée en parallèle, est souvent conseillée. Elle vise à redonner coniance, à rassurer et dédramatiser la situation. elle peut s’associer à des séances de relaxation ou de sophrologie.
Enfin, la cure thermale est indiquée comme alternative thérapeutique notamment pour les patients résistants ou opposés aux médicaments et/ou présentant des dificultés à supporter
les contraintes des psychothérapies. La cure thermale peut être également proposée en première intention ou en complément des autres prises en charge.
La cure thermale : un lieu thérapeutique
Proil des curistes
• 77 % sont des femmes, l’âge est généralement compris entre 45 et 70 ans.
• 46 % sont actifs.
• Environ 60 % des curistes font une deuxième cure.
La cure thermale s’adresse aux patients qui présentent des troubles légers ou modérés.
Elle assure une baisse de l’anxiété, une détente, une relaxation musculaire et la réduction des douleurs. elle favorise le rétablissement du sommeil. elle permet de réduire la consommation des médicaments et participe à l’amélioration de l’humeur.
Elle est proposée soit en cure libre de 1 à 2 semaines, soit sous la forme d’une cure traditionnelle prise en charge par la sécurité sociale, qui comprend 18 jours de soins à base d’eau thermale.
La cure agit sur le corps et l’esprit. Par ailleurs, le curiste renoue avec le lien social dans un environnement sécurisant.
5 stations thermales à orientation "affections psychosomatiques"
> Bagnères-de-Bigorre,
> Divonne-les-Bains,
> Néris-les-Bains,
> Saujon,
> Ussat-les-Bains.
Trois facteurs plébiscités par les curistes
Un rythme de vie plus adapté à leurs troubles.
Une compréhension de leur état par les soignants et les autres curistes qui déculpabilise.
L’éloignement du domicile qui permet de rompre avec les facteurs de stress habituels.
La cure thermale soulage mieux les troubles anxieux généralisés (TAG) que le médicament
Une étude menée en collaboration avec le Pr Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne), validée au plan méthodologique par la Haute Autorité de Santé, a été menée pour comparer l’efficacité de la cure thermale à celle du médicament dans le traitement des troubles anxieux généralisés (TAG).
237 patients volontaires et informés se sont prêté au test dans quatre stations thermales (Bagnères-de-Bigorre, Néris-les-Bains, Saujon, Ussat-les-Bains). L’étude a duré 8 semaines et a été prolongée par un suivi observationnel de 16 semaines supplémentaires.
La moitié des patients environ ont suivi une cure thermale de 3 semaines avec soins quotidiens, suivi médical thermal et forfait thermal associant quotidiennement bains bouillonnants, douches thermales et massages sous l’eau. L’autre moitié s’est vu prescrire un médicament psychotrope, de la Paroxétine (traitement de référence du TAG), pendant 8 semaines.
Les résultats de l’étude Stop-Tag, première étude évaluant comparativement la crénothérapie à la Paroxétine montrent que la cure thermale soulage mieux les TAG que le médicament, que son action semble durer dans le temps (jusqu’à 24 semaines pour certains patients) et prouvent également son efficacité sur les symptômes dépressifs associés au TAG. (Source : Thermalliance, cure thermale)
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Source : Thermes et cures thermales en France